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La méthode d’Analyse des Mythes Corporels (AMC©)

C’est une méthode d’art-thérapie qui, pour atteindre l’inconscient, transplante les principes de l’analyse classique jungienne au niveau du corps et de l’image-symbole. Elle remplace les libres associations par des expressions libres dans le champ des arts plastiques.

L’AMC © travaille également l’image psycho-corporelle et la définit dans un cadre proche de Gaston Bachelard.

Dans la pratique de l’AMC©, les contes et les mythes jouent un rôle essentiel car ceux-ci s’articulent autour des expériences interpersonnelles concrètes de la vie d’un individu. On reconnaît dans le récit des contes et des mythes notre vécu et nos sentiments personnels. Ils expliquent, extrapolent et vérifient ceux-ci.

Dans sa démarche thérapeutique, l’AMC© accompagne le processus de transformation de l’ « Imaginaire » en « Imaginal » en s’appuyant sur les recherches d’Henri Corbin et de Pierre Solié. L’AMC© vise à déclencher et permettre le transmutation d’un « vécu pulsionnel » (souvent lié à un traumatisme) en un « sens vécu » pour amener la personne vers la sublimation ou vers la résilience, en tant que forme d’intégration et de guérison.

La méthode d’Analyse des Mythes Corporels est un des précurseurs et un facilitateur de ce courant artistique qu’est l’Art Intime.

La conception pédagogique de l’enseignement de l’Analyse des Mythes Corporels (AMC©)

L’Institut Athanor propose principalement une « formation expérientielle » où chaque élève/professionnel est acteur de son savoir.

C’est un enseignement qui est plus proche d’un « processus d’initiation » que d’un processus d’enseignement traditionnel où le « savoir » risque d’être « non-incarné ».

Pierre Solié dans son livre Médecines initiatiques, aux sources des psychothérapies, pose la question suivante: « A la limite, sommes-nous des médecins ? Si oui, nous sommes alors beaucoup plus proches du chaman et du prêtre guérisseur que du médecin-pilule ou bistouri. Nous sommes même, à coup sûr, les chamans de notre siècle ».

En effet, l’Institut d’Athanor propose une pédagogie dite « affective » où, sans vouloir désacraliser le « savoir absolu », il n’est pas tant question d’absorption de concepts théoriques, mais plutôt d’un vécu actif et agissant qui oblige les élèves à poser des questions et à s’ouvrir à des réflexions dans le domaine de l’art-thérapie, à partir de leur vécu de la création.

L’enseignement adopté par l’Institut Athanor adhère à un « savoir incarné » qui se base sur le vécu et sur la vérité de chacun.

C’est une formation qui pourrait être appelée « formation en laboratoire », car elle invite chaque participant à vivre une série de chocs :

le choc de se confronter soi-même, à des défis simples et pourtant irréfutables;
le choc de percevoir ses propres évasions, ses clichés, inépuisables et cependant insuffisants;
le choc de pressentir quelque chose de ses propres ressources, vastes, inexplorées  insondables et profondes;
le choc d’être forcé de reconnaître que telle ou telle questions existe et que le temps est venu de l’ affronter; et de découvrir qu’on veut  l’affronter, etc.

Mais finalement, et en dernier lieu, comme Henri Corbin l’a si bien révélé :

« De son secret, chacun ne comprendra que ce que la propre mesure de son âme lui permet de comprendre. »